Le Titien (1490-1576)

Tiziano Vecellio ou Tiziano Vecelli ou Tiziano da Cador, plus communément appelé Titien ou Le Titien en français, né vers1490 à Pieve di Cadore, mort le 27 août 1576 à Venise, est un peintre italien de l’école vénitienne, auteur d’une œuvre picturale considérable. Il est considéré comme un des plus grands portraitistes de cette époque, notamment grâce à son habileté à faire ressortir les traits de caractère des personnages. « Il libère aussi la peinture des contraintes de la ligne et de la forme où elle était emprisonnée depuis le Moyen Âge finissant, et cela pour donner tout pouvoir à la couleur. »

Le Titien (1490-1576) 

Les Médicis, épisode 4, partie 3/3

Galilée, en italien : Galileo Galilei, est un physicien et astronome italien du xviie siècle, né à Pise le 15 février 1564 et mort à Arcetri près de Florence, le 8 janvier 1642. Il est célèbre pour avoir jeté les fondements des sciences mécaniques ainsi que pour sa défense opiniâtre de la conception copernicienne de l’univers.

Ses réalisations comprennent le perfectionnement de la lunette astronomique dont l’invention proviendrait de l’amélioration de la longue-vue conçue par l’opticien hollandais Hans Lippershey en 1608, ainsi qu’une amélioration notable au niveau des observations astronomiques comme la possibilité, par exemple, de confirmer les phases de Vénus. Dans le domaine des mathématiques et de la physique, il a surtout contribué à faire avancer les connaissances relatives à la cinématique et la dynamique.

Ardent défenseur du système de Nicolas Copernic (héliocentrisme), il s’est heurté à de vives critiques émanant des partisans du géocentrisme ainsi qu’à celles de l’Église catholique romaine. Il est considéré comme le père de l’observation astronomique et de la physique moderne.

Les Médicis, épisode 4, partie 3/3

Les Médicis, épisode 4, partie 2/3

Giorgio Vasari (30 juillet 1511 à Arezzo - 27 juin 1574 à Florence) est un peintre, un architecte et un écrivain italien auteur des Vite, premier recueil d’histoire de l’Art.

Le Vite de’ più eccellenti pittori, scultori e architettori (1550-1568).
Édité une première fois en 1550, il fait l’objet d’une seconde édition en 1568. La première édition ne comportait, en réalité, que les vies des auteurs décédés durant l’écriture de son ouvrage. Pourtant une exception venait infirmer la règle, c’est celle de Michel-Ange qui y figurait déjà lors de la première édition. Giorgio Vasari y ordonne les artistes qui l’ont précédé ou qui lui sont contemporains dans une perspective historique. Il rassemble des données, tant sur les artistes que sur leurs œuvres (enquêtes biographiques, catalogues des œuvres, anecdotes et légendes). Il est le premier, dans les Vite, à utiliser le terme Renaissance pour qualifier son époque (rinascimento de la bella maniera incarnée par Raphaël et Michel-Ange dont le but et l’imitation du travail des anciens et qui apparaît selon lui dans la seconde moitié du xiie siècle). Cet ouvrage apparaît, aujourd’hui, comme un des éléments fondateurs de l’Histoire de l’art.
C’est de Vasari que viendrait le terme « gothique », comparant l’étrange architecture du Moyen Âge avec la barbarie du peuple des Goths.

Les Médicis, épisode 4, partie 2/3

Les Médicis, épisode 4, partie 1/3

Le premier duc de Florence, Alexandre de Médicis (Alessandro), probablement fils illégitime de Clément VII, ne fut pas apprécié des Florentins. Il abandonna la gestion de l’État à quatre conseillers et mena une vie de débauche qui souleva l’indignation populaire. Il fut assassiné pour des raisons obscures, probablement à cause des dérèglements psychologiques de son assaillant, par son lointain cousin Lorenzino en 1537. Sa mort causa la fin de la première branche des Médicis à avoir gouverné Florence, celle de Cosme l’Ancien dite de Caffaglio.

L’oligarchie florentine à la mort d’Alessandro suggéra à l’Empereur Charles Quint, pour la succession au duché, Cosimo, fils de Jean des Bandes Noires de Médicis de la branche des Popolani et de Maria Salviati, petite-fille de Laurent le Magnifique par sa mère Lucrezia,. L’oligarchie pensait trouver en lui un homme peu expérimenté qu’elle pourrait orienter et contrôler. Or Cosimo ne l’entendait pas ainsi et s’empressa de faire comprendre qu’il gouvernait et qu’il gouvernait seul. Son règne peut être ramené à quatre grands objectifs :

  • la recherche d’indépendance du duché face au contrôle impérial,
  • la recherche d’une plus grande unité et intégration entre Florence et les villes sous sa domination,
  • l’éloignement des oligarques de la gestion du duché,
  • la glorification la Maison des Médicis.

Il réussit à donner au duché une plus grande indépendance en chassant, par la négociation, les troupes impériales encore sur le territoire du duché de Toscane. Il est aussi à l’origine de la construction de l’État territorial de Toscane en favorisant l’intégration mais également à la suite de la conquête de la République de Sienne en 1555. Cosme Ier renforce militairement et économiquement le duché. C’est aussi lui qui entama les travaux de construction de la Galerie des Offices dans le but d’y rassembler tous les fonctionnaires et de pouvoir les surveiller.

Les Médicis, épisode 4, partie 1/3

Les Médicis, épisode 3, partie 3/3

Jules de Médicis (en italien Giulio di Giuliano de’ Medici), né le 26 mai 1478 à Florence et mort le 25 septembre 1534 à Rome, a été pape de 1523 à 1534 sous le nom de Clément VII (en latin Clemens VII, en italien Clemente VII).

Durant son pontificat il s’opposa au roi d’Espagne et empereur germanique Charles Quint et au roi d’Angleterre Henri VIII.

Pape profondément laïc, plus soucieux de l’avenir des Médicis que de celui de l’Eglise, Clément VII fut d’abord un mécène comme son cousin Léon X. On peut évoquer à son actif la protection qu’il assura aux juifs et sa condamnation des conversions forcées dans le Nouveau Monde. Face au protestantisme il n’eut aucune réaction et c’est son successeur, Paul III, initiateur du Concile de Trente, qui apportera à l’Eglise le redressement nécessaire.

Les Médicis, épisode 3, partie 3/3

Les Médicis, épisode 3, partie 2/3

Niccolò Macchiavelli (Niccolò di Bernardo dei Macchiavelli), en français Nicolas Machiavel (né le 3 mai 1469 à Florence, Italie - mort le 21 juin 1527 à Florence) est un penseur italien de la Renaissance, théoricien de la politique, de l’histoire et de la guerre.

Né à Florence, dans une famille de la noblesse, Nicolas Machiavel est le fils de Bernard Machiavel, trésorier pontifical à Rome et docteur en droit, et de Bartolomea de’ Nelli. Il devient secrétaire de la deuxième chancellerie en 1498, et mène des missions diplomatiques, en Italie comme à l’étranger, se forgeant ainsi déjà une opinion sur les mœurs politiques de son temps.

Les Médicis reviennent au pouvoir à Florence, à la suite de la défaite de Prato en 1512. Machiavel est soupçonné d’avoir participé à la conjuration fomentée par Pier Paolo Boscoli, il est emprisonné, torturé, puis banni du territoire florentin, se retire dans sa propriété de Sant’Andrea in Percussina, frazione de San Casciano in Val di Pesa. Machiavel y commence son Discours sur la première décade de Tite-Live, où, parlant de l’Antiquité, il dresse en fait une critique de la situation politique italienne de son époque. L’année suivante, il interrompt la rédaction des Discours… pour écrire, en 1513, son ouvrage le plus célèbre, Le Prince (en italien : Il Principe), qui, pour ne pas être mal interprété, doit être lu en parallèle avec ses Discours sur la première décade de Tite-Live, ouvrage explorant à la lumière de l’exemple de Rome les moyens nécessaires à l’édification en Italie d’une véritable république et, projet le plus cher à Machiavel, la reconstruction d’une Italie unie (les guerres internes et la politique papale étant selon lui les deux plus grandes plaies de l’Italie, responsables des misères du peuple et de la faiblesse du pays).  C’est une nouvelle disgrâce pour lui à l’avènement de la république, en 1527, où on lui reproche sa compromission avec les Médicis. Il meurt cette même année à Florence.

Les Médicis, épisode 3, partie 2/3

Les Médicis, épisode 3, partie 1/3


Second fils de Laurent le Magnifique et de Clarisse Orsini, Jean de Médicis (en italien : Giovanni di Lorenzo de Medici) naquit le 11 décembre 1475 à Florence et mourut à Rome le 1er décembre 1521. Il fut pape sous le nom de Léon X (en latin Leo X, en italien Leone X, ou Leon X) de 1513 à 1521. 

 Léon X s’avéra un grand protecteur des arts. Il fit travailler pour lui Raphaël, qui peignit son portrait, que l’on peut admirer de nos jours au palais Pitti de Florence. Raphaël acheva également les chambres (stanze) du palais pontifical commandées par Jules II. Il commanda une édition critique de Dante et constitua une grande collection de manuscrits.

C’est sous son pontificat que Luther lança la Réforme.

Les Médicis, épisode 3, partie 1/3

Les Médicis, épisode 2, partie 3/3

Jérôme Savonarole, en italien Girolamo Savonarola, né à Ferrare, le 21 ou le 24 septembre 1452 et mort sur le bûcher à Florence, le23 mai 1498, fut un frère dominicain, prédicateur et réformateur italien, qui institua et dirigea la dictature théocratique de Florence de 1494 à 1498.

Également appelé Hieronymus Savonarola ou encore Girolamo Savonarole, il est connu pour ses réformes religieuses, ses prêches anti-humanistes, son bûcher des vanités où disparurent de nombreux livres et de nombreuses œuvres d’art. Il prêcha de façon véhémente contre la corruption morale du clergé catholique, sans toutefois remettre en cause le dogme.

Michelangelo di Lodovico Buonarroti Simoni dit, en français, Michel-Ange (né le 6 mars 1475 au château de Caprese à Caprese, au nord d’Arezzo en Toscane - 18 février 1564 à Rome), est un peintre, un sculpteur, un poète et un architecte italien de la Renaissance.

Son œuvre a une influence considérable sur ses contemporains, si bien que sa « manière » de peindre et de sculpter est abondamment reprise par les représentants de ce qu’on appellera le maniérisme, qui prospère dans la Renaissance tardive. Preuve de l’admiration que lui vouent ses contemporains, deux biographies sont publiées de son vivant même, l’une incluse dans Le Vite, recueil des biographies des artistes de la Renaissance, de Giorgio Vasari, en 1550, l’autre par son élève, Ascanio Condivi en 1553.

Les Médicis, épisode 2, partie 3/3

Les Médicis, épisode 2, partie 2/3

Julien de Médicis par Botticelli 1478

La maison de Pazzi est une ancienne famille noble de Florence, originaire du Valdarno, où elle possédait de grands fiefs, et qui fut rivale acharnée de celle des Médicis.

 La famille de Pazzi est au xve siècle l’une des plus anciennes et importantes familles de Florence, et, à ce titre, représentative d’un ancien ordre où l’ancienne aristocratie exerçait son influence sur les républiques italiennes. Les Médicis, installés en ville depuis peu, roturiers et de surcroît « nouveaux riches », dominent la vie politique de la cité. Une confrontation paraît presque inévitable et si Bianca de Médicis, fille de Pierre le Goutteux et sœur de Julien et de Laurent a épousé Guglielmo de Pazzi, les vieilles haines n’ont jamais vraiment disparu.

L’ascension des Médicis mettant, aux yeux de leurs ennemis, en péril les libertés de la République de Florence, les Pazzi prennent la tête du complot destiné à évincer les Médicis du cercle du pouvoir (et de les remplacer comme première famille de la ville).

Les Médicis, épisode 2, partie 2/3

Les Médicis, épisode 2, partie 1/3

Laurent de Médicis dit aussi Laurent le Magnifique, (en italien Lorenzo il MagnificoLorenzo di Piero de’ Medici(Florence, 1er janvier 1449 - Florence, 9 avril 1492) fut un homme d’État florentin et le dirigeant de facto de la république florentine durant la Renaissance italienne. Ses contemporains le surnommèrent le Magnifique. Ils ne faisaient pas référence à une beauté qu’il ne possédait pas, mais au sens ancien du mot en français, « généreux, prodigue ». Il a été l’un des personnages les plus remarquables de son époque. Au-delà de ses talents de diplomate et d’homme politique, il a côtoyé un groupe de brillants érudits, d’artistes, et de poètes et a également excellé dans des disciplines aussi variées que la joute, lachasse, la poésie, le maniement des armes ou l’athlétisme : par cet éventail de talents, il constitue ainsi l’une des plus belles incarnations de l’idéal de l’Homme de la Renaissance. Sa vie coïncida avec la Première Renaissance des Arts et il disparut à l’apogée de la puissance florentine.

Les Médicis, épisode 2, partie 1/3